ABRI

ou

Les casanier·e·s de l'apocalypse

( création en cours )

Comme il est doux d’être chez soi !

À l’abri des regards, de la rumeur, des brouhahas, des catastrophes.
Vaquer à ses petites occupations hors de tout danger, comme si de rien.

Le cocon du logis reste pour les casanier·e·s le dernier refuge de l’utopie. On le modèle à notre image, selon nos besoins et nos envies. Quelques plantes, à défaut d’avoir un jardin, des éclairages qui tentent de récréer la lumière naturelle, parfois même un aquarium avec quelques poissons: le tout venant composer nos paysages domestiques.

 

Avec ABRI ou les casanier·e·s de l’apocalypse, je souhaite enfermer les personnages en vase clos. Prétexter une fin du monde, utiliser un contexte qui frôle le sensationnel et l’apocalyptique, pour interroger une petite tribu obligée de vivre ensemble dans un espace confiné. Que reste-t-il alors de leurs habitudes, de leurs manies et de leurs préoccupations ? Ou encore, comment peuvent-il·elle·s réinventer une lecture sensible de leur quotidien et de ce territoire, où le temps semble, de par la finitude de leur monde, suspendu?

Production Little Big Horn et Comité des fêtes

Avec le soutien du Théâtre Varia – Centre dramatique de la Fédération Wallonie Bruxelles, de La Balsamine Théâtre, du Centre Wallonie-Bruxelles Paris et de Montévidéo, Centre d'Art /Marseille

Je viens je ne sais d’où,

Je suis je ne sais qui,
Je meurs je ne sais quand,

Je vais je ne sais où,

Je m’étonne d’être aussi joyeux. 

Adage médiéval Martinus Von Biberach